Sous les marronniers: Contes et récits by Eugène Muller

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Muller, Eugène, 1826-1913 Muller, Eugène, 1826-1913
French
Hey, have you ever wondered what life was really like in 19th-century France, beyond the big history books? I just finished 'Sous les marronniers' by Eugène Muller, and it felt like opening a forgotten family album. It's a collection of short stories and sketches set in Alsace, mostly under the shade of chestnut trees. The real conflict isn't one big battle, but the quiet, everyday struggles of regular people—a village caught between tradition and change, families dealing with loss, and the simple fight to find a little joy. It’s surprisingly moving and gives you a genuine, unvarnished look at a world that’s completely gone. If you like quiet, character-driven historical fiction, you’ll get lost in this.
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trois fois autour du cou et finissant par un petit noeud en papillon. Vous voyez la grande clef de montre en laiton estampé, pendant à une ganse de filoselle verte, sous une des basques du gilet; enfin les souliers à boucles d'acier quelque peu rouillées, qui découvrent sur le cou-de-pied un grossier bas de laine bleue. Vous surprenez, par exemple, M. Bidard se promenant dans sa classe, à pas lents, les genoux fléchissants, les mains derrière le dos, avançant obliquement la tête pour regarder à droite, pour inspecter à gauche, par-dessous ses lunettes relevées, qui miroitent vaguement et semblent lui donner deux gros yeux louches de plus. Et comme vous voulez achever le tableau, compléter la ressemblance, vous armez M. Bidard de quelque martinet, ou de quelque férule, que ses mains paraissent tout aises de palper, et vous donnez à ses traits austères cette froide et presque cruelle sévérité qui est devenue de tradition.--Mais alors je vous arrête et vous dis: «Fi de la tradition! Vite, ôtez ce martinet; vite, enlevez cette férule, et vite rendez au respectable visage de mon vieux maître à conjuguer, à griffonner, la douce, la bonne, la paterne expression qui lui appartient à si juste titre.» Peut-être aussi--toujours en vertu de la tradition--comptez-vous trouver dans ce pauvre instituteur de village quelqu'un de ces ridicules et pédantesques ignorants qu'un poète nous montre: Fiers d'enseigner ce qu'ils ne savent pas. Eh bien, non encore! Plût à Dieu que pour ma part j'eusse pris de M. Bidard tout ce qu'il était à même de me donner, et su apprendre aussi bien qu'il savait enseigner! Mais c'est moins de l'homme instruit que de l'homme bon que je veux vous parler; revenons à l'homme bon. Oh! oui, bon! trop bon! mille fois trop bon! car la bonté est-elle de mise avec une légion d'espiègles, de mutins, de musards qui semblent avoir pour unique souci de chercher le moyen par lequel échapper à toute contrainte, à toute discipline, à toute application? L'indulgence, la douceur, la faiblesse sont-elles bien venues chez l'homme à qui est confiée la direction d'un essaim de garnements, dont le premier instinct est de savoir reconnaître ces bénignes dispositions pour en abuser sans mesure? Non, sans doute. Tels nous étions cependant, tous moins studieux, moins soumis, moins respectueux même les uns que les autres, nous, les vingt ou trente élèves de M. Bidard, et pourtant nous le trouvions sans cesse doux, indulgent, clément. C'était son défaut, à ce digne homme. On le lui disait parfois; il se le disait souvent, et il devait, il voulait toujours s'en corriger; cela depuis qu'il était maître d'école, c'est-à-dire depuis près de cinquante ans. Dieu sait s'il pouvait y avoir chance de guérison, alors que le mal avait résisté aux attaques de six ou huit implacables générations d'écoliers. Et pourtant M. Bidard ne désespérait pas de secouer cette maudite faiblesse, qui avait fait de son existence une longue suite de tracas, de tribulations. C'était même à la seule certitude de savoir s'y soustraire prochainement par une énergique réaction contre son caractère, qu'il avait toujours dû de supporter avec une patience surhumaine son insupportable martyre. Tous les jours, à tous les instants, depuis tantôt un demi-siècle, le brave M. Bidard répétait à part soi, et aussi comme une menace à l'adresse de ses tourmenteurs: «Jusqu'à présent j'ai été trop endurant, trop tolérant, mais c'est fini; je promets bien qu'on ne m'y prendra plus.» Et on l'y prenait toujours, et l'effet de la promesse était toujours renvoyé aux douteuses probabilités de l'avenir. A quinze ou seize ans, M. Bidard avait embrassé l'enseignement par amour...

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Eugène Muller's Sous les marronniers isn't a single, sprawling novel. Think of it more as a series of snapshots. Through a collection of tales and recollections, Muller paints a detailed portrait of life in 19th-century Alsace. We meet villagers, priests, farmers, and families, all going about their lives—celebrating festivals, facing hardships, gossiping, and dreaming—often literally under the shade of the region's iconic chestnut trees. The "plot" is the slow march of time and the impact of social and political shifts on this tight-knit world.

Why You Should Read It

What struck me most was the book's warmth and honesty. Muller wasn't a famous novelist trying to craft a epic; he was a local writer documenting the world he knew. Because of that, the characters feel incredibly real. Their worries about harvests, their community disputes, and their small acts of kindness have a truth to them that bigger historical novels sometimes miss. You get a sense of the rhythms of daily life, the humor in village politics, and the deep connection to the land.

Final Verdict

This book is perfect for readers who love immersive historical detail and quiet, thoughtful stories. If you enjoy authors like Marcel Pagnol or the gentle observational style of an earlier era, you'll appreciate Muller's work. It's not a fast-paced adventure, but a slow, rewarding stroll through a vanished time. Pick it up when you're in the mood to be transported, not by dragons or detectives, but by the profoundly human stories of the past.



🏛️ Copyright Status

This book is widely considered to be in the public domain. You can copy, modify, and distribute it freely.

Daniel Martinez
2 months ago

Based on the reviews, I decided to try it and the logical flow of arguments makes it an essential resource for research. I have no regrets downloading this.

John Sanchez
4 days ago

After finishing this book, the progression of ideas feels natural and coherent. A solid resource I will return to often.

Karen Perez
2 months ago

Given the topic, the content strikes a great balance between detail and readability. Simply brilliant.

Elizabeth Jones
5 months ago

To be perfectly clear, the presentation feels refined and carefully planned. This deserves far more attention.

Oliver Rodriguez
2 months ago

What caught my attention immediately was that the progression of ideas feels natural and coherent. This made complex ideas feel approachable.

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5 out of 5 (5 User reviews )

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