Briefe Schillers und Goethes an A. W. Schlegel by Schiller and Goethe

(4 User reviews)   520
Goethe, Johann Wolfgang von, 1749-1832 Goethe, Johann Wolfgang von, 1749-1832
German
Ever wonder what happens when literary giants actually talk to each other? This isn't a polished essay or a public speech—it's the real, messy letters between two of Germany's greatest writers, Schiller and Goethe, sent to their younger, more radical contemporary, August Wilhelm Schlegel. It’s a backstage pass to the late 1700s intellectual scene. You get to see the sparks fly, the egos clash, and the ideas form in real time. Forget the statues and the textbooks; this is the raw, unfiltered conversation that helped shape an entire cultural movement. It’s gossip, philosophy, and literary history all rolled into one.
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abandon. Pas de foule. Les promeneurs ne détournaient point la tête. Les bonnes d'enfants ne s'attardaient plus; elles ne montraient pas aux petits curieux la troupe «de ces militaires», moins placides que les troupiers bonasses. Cependant, les hommes mettaient la crosse en terre. On commençait l'appel. Les uns et les autres s'étiraient, comme déjà lassés par cette première étape: puis chacun répondait: «Présent!» ou un silence de quelques minutes suivait le nom prononcé. Les absences ne pouvaient guère surprendre. Après six mois de siège, et deux mois de guerre civile, les vides se faisaient nombreux, par la faim, par la fièvre, par la maladie qui décimait les pauvres. On ne comptait même plus ceux qui manquaient. L'homme prend l'habitude de tout, même de la souffrance et du danger. Tout à coup, le capitaine d'une compagnie appela: «Pierre Rosny!» Et comme personne ne répliquait, il ajouta d'un ton surpris: --Comment, Pierre Rosny n'est pas là? Un garde national sortit du rang. --Pierre nous rejoindra au Point-du-Jour, citoyen. Il a une consultation ce matin pour son fils. Invoquée pour un autre, cette excuse eût soulevé les rires et les quolibets. Mais il s'agissait de Rosny. Personne ne broncha. C'était un homme convaincu et brave, ayant fait dix fois ses preuves. Nul ne se serait permis de douter de lui. S'il n'était pas venu, c'est qu'il ne pouvait pas venir. On ne suspectait ni la bonne volonté ni le courage de celui-là. Pendant une heure, ce fut une suite ininterrompue de commandements, de contre-ordres, d'appels. Des officiers passaient ventre à terre, s'éloignant dans la direction de la rue Royale; les cantinières allaient d'escouade en escouade, offrant un petit verre d'eau-de-vie rarement refusé. Mais les conversations se faisaient plus rares. Nulle part, on ne sentait l'entrain des premiers jours. Une immense lassitude, qui touchait presque au dégoût, alanguissait les cœurs et les volontés. Enfin douze batteries d'artillerie parurent, sortant des Tuileries, traînées au grand trot par des chevaux vigoureux. Ce fut un roulement de tonnerre, pendant que les canons filaient le long des Champs-Élysées, leurs gueules de bronze tournées vers ce Paris qu'elles voulaient défendre. Un homme grand, sec, habillé d'une longue redingote noire, fit quelques pas sur la chaussée, jetant un regard aigu sur les bataillons rangés. Il inclinait un peu la tête en marchant, comme si elle eût plié sous le poids d'une responsabilité trop lourde. L'œil, fixe et brillant, s'illuminait par instants de rapides éclairs. On sentait là une volonté qui pensait. Un léger tressaillement nerveux secouait le bas du visage. Alors les lèvres minces et pâles s'entr'ouvraient, montrant des dents très blanches. Cet homme était le citoyen Delescluze, délégué à la guerre. Il monta sur un banc et leva la main. Tous les bataillons s'ébranlèrent les uns après les autres dans un ordre remarquable. A force de se battre, ces ouvriers devenaient des soldats. Puis, sous la volonté puissante de ce révolté, ils sentaient mollir les vieilles rébellions toujours prêtes à bondir dans leurs âmes. La longue file noire s'engagea dans l'avenue des Champs-Élysées où le soleil de mai jetait d'éblouissantes nappes de lumière. L'artillerie semblait plus menaçante parmi cet appareil guerrier, dans ce gai retour du gai printemps. Le ciel bleu riait, la brise tiédie embaumait; les arbres exilés au Rond-Point des Champs-Élysées et au Cours-la-Reine, pouvaient se croire encore dans la profondeur sombre de la forêt natale. «Mai qui fleurit, cœur qui rit», dit la chanson. Les cœurs gémissaient cependant, les yeux pleuraient, et là-bas, dans la grande ville, saignait l'immense troupeau des veuves et des orphelins. Ce n'était pas fini. La Commune concevait le rêve tragique de...

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This book isn't a novel with a plot. Instead, it collects the personal letters exchanged between the poets Friedrich Schiller and Johann Wolfgang von Goethe and the critic and translator August Wilhelm Schlegel. Think of it as a group chat from the 1790s. The "story" is the evolution of their relationships. You see Schiller and Goethe, already established stars, cautiously engaging with Schlegel, a brilliant but sometimes prickly figure from the newer Romantic circle. The letters cover everything from deep thoughts on art and drama to gossip about other writers, publishing headaches, and simple daily updates.

Why You Should Read It

Reading these letters feels like eavesdropping on history. You see the human side of these monumental figures. Goethe complains about being busy. Schiller discusses his poor health. They butter up Schlegel when they need his sharp pen for a review, and offer gentle (or not-so-gentle) criticism of his work. The real magic is watching ideas being tested in conversation, not presented as finished products. It shows that great art and movements like Weimar Classicism and Romanticism weren't created in a vacuum—they were built through debate, friendship, and sometimes rivalry.

Final Verdict

Perfect for anyone who loves history, literature, or just great behind-the-scenes drama. If you've ever enjoyed the work of Goethe or Schiller, this book adds a fascinating new layer to their legacy. It’s also a great pick for readers who normally find classic authors intimidating; the letter format is direct and personal, stripping away the myth to show the people underneath. You don't need to be a scholar to appreciate watching these brilliant minds at work—and at play.



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Brian Brown
4 months ago

A fantastic discovery, the writing remains engaging even during complex sections. Highly recommended for everyone.

Robert Williams
4 months ago

To be pefectly clear, the author clearly understands the subject matter in depth. Absolutely essential reading.

Noah Williams
2 months ago

Having explored similar works, the author's voice is distinct, making the complex topics easy to digest. Don't hesitate to download this.

David Torres
3 months ago

Surprisingly enough, the pacing is just right, keeping you engaged from start to finish. I’ll be referencing this again soon.

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